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Dépression

Vous pouvez souffrir de dépression si : Humeur dépressive présente la plus grande partie de la journée, presque tous les jours, comme signalée par la personne (p. ex., se sent triste, vide, désespérée) ou observée par les autres (p. ex., pleure). (Remarque : Chez les enfants et les adolescents, peut être une humeur irritable.

  1. Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour toutes, ou presque toutes, les activités, la plus grande partie de la journée, presque tous les jours (signalée par la personne ou observée par les autres).

     

  2. Perte de poids significative en l’absence de régime ou gain de poids (p. ex., changement de poids excédant 5 % en un mois), ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours. (Remarque : Chez les enfants, prendre en compte l’absence de l’augmentation de poids attendue.)

     

  3. Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.

     

  4. Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (observable par les autres, non limités à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).

     

  5. Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours.

     

  6. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d’être malade).

     

  7. Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par la personne ou observée par les autres).

     

  8. Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.

     

  9. ·  Les symptômes entraînent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

Depuis 1995, la neuromodulation par stimulation magnétique répétitive a été envisagée comme traitement possible de la dépression et a fait l’objet du plus grand nombre d’études scientifiques dans cette discipline.

“La rTMS est maintenant la recommandation de première intention pour les patients souffrant de dépression majeure n’ayant pas réagi à 1 traitement par antidépresseurs” (Recommandations CANMAT – Canada -, 2016) “L’efficacité de la rTMS dans la dépression unipolaire non psychotique a été confirmée (niveau A)” (Recommandations suisses  “Traitement somatique des troubles dépressifs unipolaires: mise à jour 2016” )

Fondé sur les nombreux travaux et méta-analyses publiés dans ce domaine, le rapport du groupe de travail de la WFSBP (World Federation of Societies of Biological Psychiatry) pour la stimulation cérébrale rendu en 2010 a conclu que la rTMS présentait un niveau de preuve de classe A (efficacité établie) pour le traitement des dépressions modérément résistantes.

La plus grande étude multicentrique à ce jour a enregistré un taux de réponse (diminution de moitié des symptômes) de 37%, et 25% de rémission (disparition des symptômes). Ces résultats sont comparables à ceux obtenus par les antidépresseurs modernes, mais la tolérance des patients est meilleure pour la rTMS, du fait du nombre limité d’effets secondaires. Les patients sont ainsi moins nombreux à interrompre leur traitement prématurément, ce qui augmente les chances de succès.

Une étude multicentrique naturaliste (résultats en pratique clinique réelle – Carpentar et al. 2012) sur plus de 300 patients résistants aux antidépresseurs a montré un taux de réponse de 58% et un taux de rémission de 37%. Depuis cette date, des méthodes plus précises de ciblage de la zone corticale à traiter (DLPFC) ont été développés, telle la méthode Beam F3. C’est sans doute une des raisons pour laquelle les médecins traitant rapportent des taux de réponse et de rémissions encore meilleurs que ceux de l’étude de Carpentar et al.

Certains psychiatres préconisent l’électroconvulsivothérapie (ECT, anciennement sismothérapie et plus connue sous le nom d’électrochocs) dans le cas des dépressions résistantes. C’est une méthode lourde nécessitant une anesthésie générale et qui peut présenter des effets secondaires indésirables telles que des pertes de mémoire. Les taux de réponse sont cependant très bons (80-90%). C’est pourquoi l’ECT est parfois utilisée comme traitement de dernier recours. Dans certains cas, par exemple lors de dépressions psychotiques résistantes, l’ECT reste le meilleur moyen de traitement. 

À noter que les patients inclus dans la plupart des études de rTMS publiées à ce jour avaient suivi auparavant plusieurs traitements antidépresseurs inefficaces. Ils se trouvaient en impasse thérapeutique depuis plusieurs années. Les améliorations obtenues pour cette sélection de patients particulièrement résistants sont donc pour le moins notables.

>50% de répondeurs 30% de rémission  

Les résultats enregistrés dans des conditions plus «naturelles» (c’est-à-dire dans la pratique de centres de psychiatrie proposant la rTMS en soin courant à leurs patients dépressifs, dans le cadre d’une prise en charge usuelle) sont en général meilleurs (>50% de répondeurs, >30% de rémission).

D’après une méta-analyse incluant au total 1’092 patients, six séances sont en moyenne nécessaires pour commencer à obtenir un effet, mais il faut plus de séances pour prolonger les effets du traitement.